Comité de Quartier Fontaines Garonne Retour à la page d'accueil

Histoire du repas de quartier de Fontaines Garonne

[Ajouter contenu sur notre repas de quartier]

Le repas de quartier est une idée originale de Claude Sicre, mis en place pour la première fois en 1991 dans le quarter Arnaud Bernard. Le concept s’est ensuite étendu aux autres quartiers, et dans toute la France. Le premier repas de quartier dans notre quartier Fontaines Garonne a été organisé par le comité de quartier en [Date]

Extraits d’ « Entretien avec Claude Sicre », par Hélène Rilles, Luc Portes, Marie Labruine (Scouts de France en Midi-Pyrénées) [Date]

Le premier repas, en 1991, je l’ai organisé avec des gens que je connaissais, je leur ai parlé la veille, ou le jour même, et quand ils me posaient des questions sur le fond de l’idée je leur disais : « On en discutera justement en mangeant ensemble, en commençant ». Au premier repas, j’ai expliqué mon truc et on en a débattu, enfin on a rigolé aussi, fait de la musique et tout ça, mais on en a beaucoup parlé.

L’idée vous est venue comment ?

J’étais en train de travailler à un roman, dans lequel je décrivais un repas de quartier, justement, et je me suis dit : « pourquoi ne pas le faire dans la réalité ? » Ce qu’il faut dire, c’est que quelques années auparavant j’avais écrit un chapitre où toute la ville mangeait ensemble au même moment dans toutes les rues, une manifestation ponctuelle, ce n’est que plus tard que j’ai pensé aux repas réguliers par quartier. Mais au départ c’était dans un univers de roman, avec une perspective civique mais dans le rêve, appelé à devenir réalité quand les gens liraient le livre. Et puis j’a pensé à l’appliquer tout de suite…

[…] Le premier but n’était pas musical, mais civique… c’était de manger avec des gens du quartier qu’on ne connaissait pas et aussi avec des gens de passage. L’idée centrale n’était pas de manger avec des copains… Pour amener des gens aux repas, il faut que, avant, il s’en parle partout, entre voisins, dans les commerces, dans les cafés, à la poste, etc., ça donne un prétexte aux gens pour se parler et faire connaissance avant le repas et même avec des gens qui n’y viendront pas…

[…] Ici à Arnaud Bernard ça a pris très vite… La second idée, importante, c’était que chacun apporte quelque chose à manger, pas seulement pour eux, mais pour faire goûter aux autres, et les autres idées, outre le fait d’aller chercher les gens sans exclusive, au contraire, c’était de faire les repas dehors au vu et au su de tous, dans un endroit de passage, de les faire régulièrement pour les échanges et pour habituer les gens à ça, de le propager systématiquement ailleurs pour que chaque expérience renforce les autres et aussi d’associer le plus de gens possible à l’organisation…que les gens ne se regroupent pas, pas trop disons, entre copains.

On voit que ça se fait dans plein de quartier, comment ça s’est transposé ?

D’abord, il y a eu la presse locale, la Dépêche du Midi, Flash, la Croix du Midi, et les radios, puis France 3 t TLT, et des gens nous appelaient qui voulaient avoir des renseignements. Et puis bien sûr, avant tout, le bouche à oreille, des gens d’autres quartiers qui passaient, comme ceux des Chalets, qui s’y sont mis les premiers mais une fois par an, chacun a inventé sa manière de faire…

Ça ne s’arrêtait pas aux horaires de repas ?

Non, et ça a créé une fantastique interconnaissance pour des gens qui continuaient à se voir après et ont fait des choses ensemble. Ça a contribué à casser des clans, des groupes, ou plutôt à les ouvrir. Ils se sont retrouvés à des tables différentes, ils ont circulé pour goûter des plats, échanger des recettes, des enfants s’amusent ensemble et, de fil en aiguille, ça créé des relations, il y a beaucoup d’amitiés et de relations sentimentales qui sont nées là, beaucoup de projets te même un groupe de musique…

Quels seraient les deux principaux conseils que vous pourriez donner pour l’organisation de repas de quartier ?

C’est de trouver des personnes qui sont des militants civiques, qui ont une grande éthique, es gens qui parlent avec tout le monde. Des gens qui ne sont pas sectaires, qui ne méprisent personne, qui connaissent du monde. S’il y a ces personnes, c’est gagné, tout suit.

Autre source : Interview de Claude Sicre (lien externe, ouverture dans une nouvelle fenêtre)